Douglas Kennedy, Une Relation Dangereuse

Sally Goodchild est une journaliste bostonienne de 37 ans, qui n’a peur de rien, pas même d’être envoyée dans les pays où la guerre fait rage. Elle n’avait pas l’intention de changer quoi que ce soit à cette vie jusqu’au jour où elle rencontre Tony Hobbs, lui aussi journaliste, lors de la couverture d’une inondation spectaculaire en Somalie. Tony sauve la vie de Sally, menacée par le fusil d’un jeune soldat somalien, et le soir même, une relation débute entre eux…

Malgré la réserve de Tony, qu’elle met sur le compte de son tempérament britannique, Sally accepte sa proposition de le suivre en Angleterre, où on lui a proposé le poste de chef du service étranger. Apprenant qu’elle est enceinte, Tony accepte la nouvelle avec apparente sérénité et demande Sally en mariage. Pourtant, dès leur arrivée en Angleterre, le cauchemar commence pour Sally: son tempérament ouvert se heurte à la froideur britannique, Tony devient de plus en plus absorbé par son travail, et pour compliquer encore la situation, la grossesse se passe mal, obligeant Sally à se confiner dans leur petite maison de banlieue chèrement acquise. Le cauchemar va vite tourner en descente aux enfers à la naissance du petit Jack: celui-ci doit rester plusieurs semaines aux soins intensifs, et Sally s’enfonce dans une grave dépression post-natale, et sent tout le monde se braquer contre elle, y compris son mari Tony…

Une Relation Dangereuse est l’histoire d’une descente dans les affres de la dépression post-natale, doublée de celle d’une odieuse trahison. Même si ce roman plein de suspense se lirait presque d’une seule traite et s’il maintient notre intérêt jusqu’au bout, on regrette que l’auteur n’ait pas plus expliqué les motivations des antagonistes. Voir les événements du point de vue exclusif de Sally était certainement un choix excellent (et Douglas Kennedy est assez crédible dans la peau d’une narratrice), mais on ne sait finalement pas jusqu’où exactement allait la machination ourdie contre elle. De plus, on peut déplorer le fait que l’auteur, en s’étendant sur les différences culturelles entre Angleterre et États-Unis, développe un point de vue résolument américanophile/anglophobe (Kennedy est un américain vivant à Londres) qui finit par irriter. Il reste à préciser aussi qu’à un moment du texte, l’auteur qualifie à tort Jack, le fils de Sally, de prématuré, ce qui ne saurait être le cas d’un bébé né seulement une semaine avant le terme et pesant 3,7 kgs. Hormis ces réserves, ce roman atteint son but: efficace et percutant, c’est une parfaite lecture pour une journée à la plage (mais que je ne recommande pas aux femmes enceintes…)

Note: 3,5/5

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Comments

Je n’ai pas du tout apprécié le livre, je l’ai trouvé pour ainsi dire sans intérêt.
Pour moi il n’a rien des qualité qu’on lui attribut et je ne l’ai pas trouvé captivant, exceptionnel ou je ne sais quoi… Mais plutôt d’un ennui mortel.

Effectivement, celui-ci n’est pas une de ses réussites… C’est aussi celui par lequel j’ai commencé. Mais je suis contente de ne pas avoir renoncé, malgré un enthousiasme tempéré.
Essayez “L’Homme qui voulait vivre sa vie”, “Rien ne va plus” ou encore “La Poursuite du Bonheur” (plus ambitieux que les deux autres), qui offrent beaucoup plus de suspense et une histoire bien plus captivante. Douglas Kennedy est une “valeur sûre”, mais certains de ses bouquins ne sont pas à la hauteur du reste. (je pense aux deux derniers, “La Femme du Ve” et “Quitter le monde”, à éviter si vous voulez vous “réconcilier” avec cet auteur…)

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