Jean-Christophe Grangé, Le Concile de Pierre

Avec Le Concile de Pierre, Grangé exploite les jalons SF qu’il avait posés dans Les Rivières Pourpres. Il explose les limites du genre et nous entraîne dans une aventure qui nous tient éveillés une bonne partie de la nuit. Inutile de penser à fermer le roman avant la dernière page; c’est impossible!

Diane Thiberge, une éthologue ayant vécu un traumatisme dans sa jeunesse, décide d’adopter un enfant, qu’elle va elle-même chercher dans un orphelinat thaïlandais. De retour à Paris, un accident de voiture, qui laisse le petit garçon entre la vie et la mort, va déclencher une série d’événements sinistres dont la jeune femme suivra la piste mystérieuse, jusqu’à l’étonnant dénouement…

En dire plus, ne serait-ce que sur la localisation d’une partie de l’action, ou sur les autres personnages impliqués dans l’histoire, serait gâcher l’effet de surprise que l’auteur a si bien réussi à ménager. En effet, Grangé nous déroute page après page; il nous lance sur des fausses pistes, jouant avec les attentes du lecteur, par le pouvoir de suggestion des non-dits. Il nous fait rebondir, en même temps que son personnage, de révélation en révélation.

On pourrait peut-être déplorer quelques incohérences dans le scénario et un final trop abrupt; une vingtaine de pages en plus n’auraient pas été superflues. Mais devant l’intérêt du roman, on lui pardonne aisément ces quelques faiblesses.

Le Concile de Pierre est un excellent thriller et un roman fantastique, dans les deux sens du terme; un très bon moment de détente et un remède contre l’ennui. Le style de l’auteur s’affirme, les descriptions sont plus habiles et les explications plus fouillées que dans son livre précédent.

Note: 4/5

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