Ken Follett, Apocalypse sur Commande

Ricky Granger, dénommé Priest, est le gourou d’une petite communauté fondée dans les années 70 dans la nature californienne. Ces adeptes prônent l’amour libre, vivent sans électricité, cultivent le cannabis pour leur consommation personnelle, et la vigne pour vivre. Lorsque leur tranquillité se trouve menacée par le projet de construction d’une centrale électrique, Priest élabore un plan diabolique: voler un vibrateur sismique (l’une de ses partenaires, Mélanie, a fait des études de sismologie…) et menacer le gouverneur de Californie d’un tremblement de terre, si celui-ci continue à autoriser les projets de construction…

Parallèlement, l’agent du FBI Judy Maddox connaît une victoire qui devrait lui assurer la promotion dont elle rêve: deux maffieux chinois contre lesquels elle a monté un dossier solide écopent d’une lourde peine de prison. Malheureusement, son chef est incapacité par une grave maladie, et son remplaçant, Brian Kincaid, a une dent contre Judy. Au lieu de la promouvoir, il la rétrograde, la plaçant dans la brigade terroriste. Une affaire lui est confiée; des menaces apparemment bidon: un groupe dénommé les "Soldats du Paradis" menace le gouverneur de Californie d’un tremblement de terre. Personne n’y croit, sauf Judy, qui va devoir se battre contre la bêtise de ses supérieurs pour leur faire entendre raison…

On le devine, Apocalypse sur Commande continue par une course contre la montre entre le FBI et les "Soldats du Paradis". L’histoire est rythmée, le suspense soutenu, bien que certains détails ne semblent pas du tout crédibles (il semble incroyable que Priest, décrit comme très intelligent et manipulateur, n’ait jamais appris à lire et à écrire…) On retrouve les clichés habituels des romans et films catastrophes: supérieurs bornés et peu perspicaces, histoire d’amour entre deux personnages devant mettre leurs connaissances en commun pour faire progresser l’enquête, "méga-catastrophe" évitée d’un cheveu, etc. Comme on peut l’attendre dans ce genre de romans, la psychologie des personnages est très sommaire, Ken Follett ne fait pas dans la nuance… Cependant, on ne s’ennuie pas en lisant Apocalypse sur Commande, dont on pourrait faire une bonne adaptation hollywoodienne. Bouquin à lire l’été à la plage, si possible celle de San Francisco, pour effet frisson garanti! Je n’avais jamais lu Ken Follett auparavant, mais apparemment, Apocalypse sur Commande est considéré comme l’un de ses échecs. Je lirais certainement Les Piliers de la Terre, qui a en revanche reçu beaucoup d’éloges…

Note: 3/5

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