Brigitte Aubert, Les Quatre Fils du Docteur March

Le docteur March et sa femme ont quatre fils, quatre garçons charmants de presque dix-huit ans, bien éduqués, brillants dans leurs études respectives, bien sous tous rapports, au détail près que l’un d’entre eux est un assassin récidiviste…

C’est Jeanie, la bonne des March, qui découvre le journal du tueur dans la doublure d’un manteau rangé dans l’armoire de Madame. Celui-ci consigne tous ses meurtres sans jamais révéler son identité. Bientôt, il obtient la preuve que quelqu’un lit son journal et ses soupçons se portent rapidement sur Jeanie. Celle-ci, qui a fait de la prison, ne peut dévoiler ses craintes à la police; elle les confie donc elle aussi à un journal intime. Entre Jeanie et l’assassin commence un jeu du chat et de la souris, un jeu terriblement dangereux…

Avec Les Quatre Fils du Docteur March (une allusion au célèbre roman de Louisa May Alcott Les Quatre Filles du Docteur March, mais d’un esprit tout a fait différent, on s’en doute…), Brigitte Aubert nous plonge dans un suspense presque insoutenable, alors que nous tentons de deviner l’identité du meurtrier en même temps que Jeanie. Les extraits du journal de Jeanie et de celui de l’assassin s’intercalent et se complètent. Un tueur qui ne se trahit pas et une bonne alcoolique qui se découvre des ressources inespérées pour tenter de sauver sa peau s’affrontent dans un duel verbal très bien rythmé. Comme dans La Mort des Bois et La Mort des Neiges (romans postérieurs aux Quatre Fils du Docteur March), Brigitte Aubert se délecte en jouant avec les conventions du roman policier, elle nous expose toutes les théories possibles avant de nous dévoiler la surprise finale et nous offre ainsi un roman, qui, s’il est presque parodique, n’en reste pas moins terrifiant…

Note: 3,5/5

If you enjoyed this post, please consider to leave a comment or subscribe to the feed and get future articles delivered to your feed reader.

Comments

No comments yet.

Leave a comment

(required)

(required)