Arturo Pérez-Reverte, Le Cimetière des Bateaux Sans Nom
Coy est un marin désœuvré, sans bateau, privé de sa seule passion; la mer. Sa carrière d’officier de la marine marchande a été suspendue, suite à un naufrage. Un jour, dans une vente aux enchères, à Barcelone, Coy repère une belle jeune femme qui remporte un lot convoité également par un homme nommé Nino Palermo, un chasseur de trésors aux méthodes peu scrupuleuses. Le lot auquel Palermo doit renoncer faute de moyens est un atlas maritime des côtes d’Espagne datant du XVIIIème siècle.
Quelques heures plus tard, Coy change le cours de sa vie en intervenant au milieu d’une altercation entre la mystérieuse femme et Nino Palermo. Il invite la femme à boire un verre; elle s’appelle Tanger Soto et travaille dans un musée maritime de Madrid. Ne pouvant dès lors effacer Tanger de ses pensées, Coy se rend à Madrid deux jours plus tard, pour la revoir. Celle-ci lui propose alors un travail inhabituel…
En quelques mots, il s’agit pour Coy d’aider Tanger à retrouver un bateau, le Dei Gloria, qui fit naufrage en 1767. En effet, ce bateau, ayant appartenu aux Jésuites, transportait un secret… Coy, malgré ce que sa prudence de marin lui a enseigné, décide de se jeter dans une aventure dont il pressent les dangers, parce qu’il est tombé amoureux de Tanger, et qu’il s’affirme prêt à la suivre au bout de son obsession, même si il doit en payer le prix…
Récit d’aventures, Le Cimetière des Bateaux Sans Nom est aussi une histoire d’amour et un hymne à la mer, ainsi qu’un hommage à tous les romanciers de la mer comme Herman Melville, Robert Louis Stevenson, ou Joseph Conrad. Parfois envoûtant, le récit souffre par moments de lenteurs et de répétitions lorsque les personnages reconstituent les derniers moments du Dei Gloria, répétitions qui risquent de lasser d’autant plus que le lecteur qui n’est pas doté d’un certain vocabulaire maritime doit faire preuve d’imagination.
Le Cimetière des Bateaux Sans Nom est à recommander aux amoureux de la mer et de la littérature de la mer, ainsi qu’aux inconditionnels d’Arturo Pérez-Reverte. Les autres préféreront Le Tableau du Maître Flamand ou Le Club Dumas…
Note: 3/5
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