Matthew Kneale, Cauchemar nippon
Daniel Thayne travaille clandestinement à Tokyo dans le but de poursuivre son voyage en Asie et son rêve de devenir photographe. En attendant, il donne des cours d’anglais dans une école. Il envisage de quitter sa petite amie japonaise, Keiko, une femme divorcée, qui devient pesante avec ses habitudes de petite fille (elle voue une admiration sans bornes à Mickey Mouse!). Après une dispute, celle-ci appelle Daniel à l’école et lui demande pardon en pleurant. Daniel ne sait pas exactement à quoi elle fait référence. C’est le lendemain, en trouvant M. Harada, le père de Keiko, dans son appartement, que Daniel commence à s’inquiéter…
M. Harada a de grandes idées pour l’avenir de Daniel, qui ne sont pas du tout du goût de ce dernier. Mais comment se dépêtrer d’une situation désespérée dans Tokyo lorsqu’on ne parle pas la langue, qu’on ne connaît pas vraiment bien la culture du pays, que l’on n’a quasiment pas un sou en poche parce qu’on n’arrive pas à se faire verser l’intégralité de ses salaires, et qu’en plus, on a perdu son passeport?
Pour Daniel, c’est une véritable descente aux enfers qui commence, à mesure qu’on le suit dans les dédales de Tokyo, et qu’il se heurte à l’incompréhension de gens d’une culture très différente de la sienne. J’ai trouvé intéressant le point de vue d’un étranger à Tokyo (qui m’a rappelé un peu l’ambiance du film Lost in Translation), et de tous les écueils qui l’attendent, ainsi que des différentes façons de gérer l’aventure japonaise (à travers de Jake, Daniel et Echtbein, de celui qui profite du système à celui qui, voulant trop bien s’intégrer, devient plus nippon que les japonais). Cependant, on aurait attendu plus de détails sur cette culture fascinante, y compris ses points positifs, qui manquent à l’appel.
Cauchemar nippon fait pour le Japon ce que Cul-de-sac de Douglas Kennedy fait pour l’Australie: on a l’impression que les deux auteurs ont quelques comptes à régler avec ces pays dont ils taillent des portraits assez impitoyables. Mais Cauchemar nippon n’a pas le punch ni l’audace de Cul-de-sac, et c’est dommage…
Note: 3/5
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