Camilla Läckberg, Le Tailleur de Pierre
Le Tailleur de Pierre est le troisième roman noir mettant en scène Patrik Hedström, policier, et Erica Falk, écrivain. Patrik et Erica viennent d’avoir un bébé, Maja, et Erica est en pleine dépression postpartum, souffrant du manque de sommeil et submergée par l’ampleur de ses nouvelles responsabilités. Les visites de sa belle-mère prompte à la critique n’arrangent pas la situation…
Mais un jour, un crime terrible met le petit village de Fjällbacka en émoi et les soucis d’Erica en perspective: une petite fille, Sara, est retrouvée morte dans un filet de pêcheur. L’enquête révèle rapidement la présence d’eau douce dans ses poumons, qui indique que la fillette a été noyée dans une baignoire. Il se trouve en plus qu’elle est la fille de Charlotte, la nouvelle amie d’Erica. Les suspects ne manquent pas, des voisins avec lesquels la grand-mère de Sara était en bisbille permanente, jusqu’au propre père de Sara, au comportement étrange.
En parallèle à l’enquête, on découvre l’histoire d’Agnès, une jeune fille de la haute bourgeoisie de Fjällbacka dans les années 1920, capricieuse et habituée à obtenir tout ce qu’elle désire. Agnès s’entiche d’Anders, un tailleur de pierre qui travaille pour son père. C’est à la fin du roman que les liens entre le passé et le présent se dévoilent au lecteur…
Le Tailleur de Pierre est un roman très noir, plus noir que les deux autres, dans lequel l’humour, présent dans les deux premier volumes, et surtout attaché au personnage d’Erica, est quasiment absent. Il faut dire qu’Erica y a une présence moins importante que dans les deux autres, même si on la retient comme l’héroïne de cette série policière. L’intrigue est prenante, peut-être même encore plus complexe que dans les deux volumes précédents, et l’on ne lâche pas facilement ce roman. Au centre de cette histoire, l’instinct maternel, sous toutes ses formes, absent ou présent, férocement protecteur ou dangereusement perverti…
Un très bon roman, dont le seul défaut est l’écriture, pas toujours maîtrisée, peut-être par la faute des traducteurs…
Note: 4/5
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Comments
Oui, je vous le conseille, ils sont bien tous les trois…. J’espère que la traduction des volumes suivants ne se fera pas trop attendre (jusqu’à présent, elle en a écrit 7 en tout…)
Je l’ai également dévoré. J’ai eu parfois du mal à passer d’une histoire familiale à une autre sans changement de chapitre, mais c’est le problème quand on ne veut pas lâcher son livre pour faire une pause…
Ca m’a frappée les litres de café bus et asperger comme dans millenium.
Décidément les auteurs de polars suédois me plaisent bien. Je testerai ses précédents romans.

je viens de terminer ce livre. Une auteur que je ne connaissais pas… mais je vais m’empresser d’aller acheter ses deux premiers livres tant j’ai aimé celui-ci qui m’a tenu en haleine…